Pars Avec Moi
Une proposition de voyages et de découvertesDebout ou assis ?
Etes vous prêts ? Allez c’est parti, on décolle ! Vous imaginez vous ? Accrochez à la poignée, comme dans le bus mais à 11 000 pieds au-dessus de l’abribus. Pari proposé par Ryanair pour alléger ses frais et optimiser encore sa comptabilité. Suspendu à la carlingue de l’avion vous voyagerez donc debout sur vos pieds. Aisé surtout si vous dépassez les 170 cm toisés. Question pratique et l’oreiller où le coincer ? Bravo vous avez gagné, option édredon : Oubliez !
Les toilettes ont été proposés payants dans une première proposition ; mais hors de question de diminuer le confort du passager et de privilégier l’argent gagné. Celle-ci a, par conséquent, été écartée. L’option de position verticale a donc été évoquée. Alors buzz internet ou proposition commerciale rondement ficelée ? Au risque de faire du second degré une question me vient à l’esprit : “Aura t’on une réduction en voyageant sur un pied ?”
Le petit prince a dit
Le petit prince a dit “chante car c’est la vie”, “danse si tu en as envie”, “crée pour filtrer l’oubli”. Michael Jackson a chanté pour oublié sa vie, a dansé en créant son style à lui, est mort avant d’admirer son public réuni. Il était le Roi de la pop au royaume du Pays où l’enfance ne finit. Mais que signifie une enfance aboutie quand elle n’a pas existé. Cet homme fasciné par les histoires de Disney, les contes et les fées, n’a pas connu l’insouciance, on lui a volé. Comprendre l’homme derrière le masque caché est un exercice dûment difficile. Homme mystérieux, les faits et gestes de MJ comme tous depuis jeudi se tuent à l’appeler, n’ont pourtant de secrets pour aucun magazine papier. Quels choix, quelles décisions sous la tutelle d’une telle notoriété, comment subir l’affront d’une couverture systématique de sa vie privée ? L’homme est-il a blâmé ? Qui aurait accepté d’avoir été mutilé et humilié durant tant d’années et que comble de l’indignité ces blessures et ces atrocités soient étalées et livrées jusqu’à son jour dernier. Au diable la vérité sur les accusations tenues, il s’agit d’ouvrir les yeux sur l’improbabilité. Assurément violenté par son père, MJ n’a jamais pu rêvé. Vite échappé des griffes de ce dernier, MJ s’est entouré. Soutenu et encadré, il a grimpé et s’est envolé. Etoile filante il a satellisé la planète et nous a offert pépites et météorites musicales. Propulsé par un génie incontournable, il a offert un univers redimensionné où la vidéo excelle la musique et où des monstres chorégraphes lunaires sortent de terre. Adoubant E.T. l’extraterrestre, il devait s’en sentir proche, pas vraiment d’ici mais plutôt de là-haut, de passage sur la même planète mais définitivement pas du même monde.
Son sillage pourtant lève derrière lui des étoiles, des fleurs par milliers et des fans accablés. Le petit prince a dit “va te reposer”. Souffler une dernière fois par son métier, il a brillé et c’est éteint jeudi dernier . Le petit prince s’en est allé mais une star continue de briller. Faites un voeu…L’étoile MJ !
Au souffle d’or
« Au souffle d’or… »
Xavier Rudd d’abord s’entoure du mystère, vous plonge d’un bond dans son univers. Petit ange blond au souffle d’or, Xavier Rudd s’équipe de didjeridoos, de guitares, de percussions et vous laisse pénétrer son monde.
Sorti d’un monde utopiste où l’on imagine la spiritualité des surfeurs australiens, des habitants de Nimbin, des inspirations spirituelles, des envolées virtuelles et une connexion extrême avec l’élément naturel. Heureux, sourire permanent, il joue et il aime ça, le public le lui rend bien. Cet homme véhicule dans son multi-intrumentalisme et la maîtrise de ce dernier une sérénité passionnelle. Un rythme sublime, des montées parfaites et communicatives.
L’ange blond apparaît , sa voix se pose sur un public conquis et les rayons du soleil percent le ciel sombre, bercent de leur douceur et semblent étroitement liés à l’enchantement de ce cocktail scénique élaboré….création d’un homme unique.
Cet OZie est à ne manquer sous aucun prétexte ! »
L’Essence de la vie
Mise en scène nocturne
La nuit a rarement révéler plus de différences que les jours. Beaucoup considèrent que chaque jour est un autre jour et que nos nuits se ressemblent. Je vous le dit la nuit offre la singularité de modifier son apparence. Elle se métamorphose.
Le protagoniste en façonne la durée, la profondeur, l’activité et les actes. Rythmée par l’accès aux bras de Morphée, elle s’y stabilise ou s’en écarte. Laissant dans cette seconde situation le champ libre à tous les metteurs en scène. Le décor se plante sous diverses ambiances. Lumières artificielles ou naturelles si le scénario s’est inventé proche du cercle polaire. Profondeur noire si le réalisateur cadre une vérité naturelle. Les acteurs en sont moins nombreux mais ils n’en sont pas moins actifs et animés. Révélant plus nettement l’action, l’acteur de la nuit est soutenu par le bruit isolé.
Spectateur de ma propre nuit, je me suis offerte une place au théâtre des toits de Paris. Sixième balcon, fauteuil assis, j’apprends à appréhender ma nuit. La pénombre du rideau fermé m’entoure de silence. Puis le rideau se lève et je plonge admiratrice de cette nouvelle story. Les critiques des colonnes culturelles sont elles là aussi où suis je seule à scénariser en pleine insomnie ?
Le crescendo sonore se construit, l’imaginaire fui et le travail de réalisation porte ses fruits. Le garçon de terrasse range sa terrasse, fracas métallique et raclure du galet, mes dents luttent face à cet innommable bruit. Les chaises s’entassent et les derniers buveurs passent. Un homme s’immobilise devant une glace, un verre qui casse puis une sirène trépasse. Des rires mêlés aux cris venus des loges, m’invite à détacher mon attention de la scène et d’envisager un groupe de jeunes beuglant étudiants. Le théâtre St-Michel a laissé s’échapper les touristes et reprend son identifant. Le rugissement d’une moto reprenant ses droits dans une circulation inexistante. Un crissement de pneu et la douleur d’un frein dans un serrement de main. Un baiser langoureux, d’amoureux transis.
Les actes se suivent, les acteurs tournent et la nuit tend pour cadeaux des sons différents. S’arrête – elle aux chants des oiseaux ? Ils se sont invités sur la scène et roucoulent doucement, isolément et communément. La nuit se termine par d’autres alarmes : un scooter bousculé, une voiture stationnée et le salut d’un clocher. Lever de rideaux coulissants. Mes yeux finissent par lutter, Six heures passent, l’ovation s’élève, le public conquis et l’insomnie aussi. La nuit vient d’exister par la célébration d’autrui, elle prouve une fois encore que seule sans maître d’orchestre, elle n’aurait pas de vie.
Départ ou Arrivée ?
“Pars avec moi.net” est une invitation. J’ai souvent l’envie précise, immédiate, soudaine et spontanée de Partir.
Je publie ces envies, ces propositions, ces destinations, ces rencontres, ces émotions et ces Appels. Je vous invite à découvrir des pays, des voyageurs, des musiciens, des artistes qui ont décidé de partir ou qui ont l’intention de partir. Le départ n’étant pas toujours immédiat ou possible, il s’agit de S’ECHAPPER quand même. Venez avec moi, rejoignez-nous, exprimez-vous. Bon vol, bonnes rencontres, soyez à l’écoute ou lâchez l’écoute…
I wish I could see you soon…
C’est l’histoire d’une blonde désespérée le matin d’un 2 décembre…
Et si le concert tant espéré, pouvait en quelque sorte s’envoler en fumée ?
Passe partout, passe temps et le reste de la famille réunie
On a retourné l’appartement mais les billets avaient fui…
On aurait dû les retirer à l’entrée, je te l’avais dit Charly !
Impossible pour la Blonde de laisser passer l’occasion
UN passage à l’Olympia, ça promet du bon son …
Bataillons, par emails, coups de téléphone et pressions,
Tous les moyens furent utiles pour finir en chansons….
David Herman Dune a lancé le concert par l’un de ces morceaux dont il a le secret,
La chanson qui laisse sourire, en solo, Une histoire qui pourrait se lire
Une guitare et son timbre de voix net et classé,
Son attitude à lui, décontracté chic mais pas branché,
Une barbe d’ébène dense sur un visage peu dévoilé
Les grands yeux vifs visiblement prêts à communier
Sous son chapeau restent les seuls rescapés.
Alors David ? Un style artistique résolument tenté ?
ou l’équation du tout est égale à vraie timidité ?
Un I wish I could see you soon à emmener la terre à toi,
Un not on top différent mais d’une clarté cadencée équilibrée
Un inimitable et inoubliable “My name your name”,
Une montée, une puissance cuivrée soutenue puis libérée
Une synchronisation parfaite évolutive entre David-Ivar et Neman,
Libération de rythmes, percussions, de vibrations et placement du timbre unique de David.
Le survol de l’Olympia ce soir là valait sans doute l’ascension de l’Anapurna
Tant le public semblait user à chaque instant leur faculté auditive
Pour capter la perfection d’une formation scénique impeccablement réglée
L’approche extérieure de ces musiciens joue pourtant l’expression étanche d’un mime en représentation tant le visage de ces artistes sortent stériles à l’émotion.
Ne nous laissons pas bluffer, le visage reste stoïque, le corps s’agite et nourrit l’émotion. Ne tombons cependant pas dans le comparatif avec un Pantin anodin qui joue du play back aidé d’une voix off.
Herman Dune c’est “Ensemble c’est tout”. Les cordes, les cuivres, les corps, les chœurs et le cœur.
La remarque à la sortie c’est qu’on se sent vibrant et vivant.
Doudou si tu es là prends ces remerciements, car sans toi, nous n’aurions pas été dedans.
Pourquoi pas rouge ?
Une mise AU bleu…vous me direz pourquoi pas rouge…?
Plusieurs raisons à cela, parce que dans le gris de l’hiver, du dessus des gouttières, ce quel l’on retient avant tout…Et non pas le vert mais plutôt le gris austère. Dans le stress de Paris, la course contre le temps et l’angoisse des gens ce qui nous entoure et nous encadre, ce qui nous dirige, ça reste le gris. Eliminé d’office.
Et puis j’ai tapé rouge dans Google : surprenant comme le rouge à la côte – 93 millions de références contre 91 millions pour le noir. Le bleu loin derrière n’en compte que 42 millions…pas pire pour le jaune qui survit avec 18 millions le pauvre…Eloigné de tous propos racistes et rebondissant plutôt dans la panoplie des couleurs primaires support de l’artiste peintre, j’ai envie de dire “J’aimerais pas être jaune”.
Et surprise générale pour tous…Le ORange bat les reccords …et cumule 338 millions de référence. Rapport à l’appropriation d’une couleur secondaire par un groupe de télécommunication international qui a dû référencé l’ensemble de ses pages internet sur les moteurs de recherche.
Et puis le bleu m’offre satisfaction, plénitude et béatitude :
Le bleu de la mer, le bleu du ciel, l’indigo du jean’s synonyme du confort du Week-end, le turquoise de fonds sous-marins, le marin de Gaultier…La couleur m’inspire, me soulage et prend son essor dans un bon nombre de mes centres d’intérêts.
C’est le bleu que j’ai choisi…
Pop is not dead
Qui a dit que les bretons n’avaient pas de goût qu’ils limitaient leur orientation musicale aux chants marins et au biniou ? Les malouins, plus précisément les rennais d’organisateurs ont fait preuve de perfection artistique ce week-end à Saint-Malo. Les inrocks l’annonçait comme l’immanquable festival de cet été, certaines mauvaises langues lançaient que c’était « un discours récurrent dans le cadre de partenariat »…Mais cette fois, les prévisions furent à la hauteur des conditions….même la météo fût clémente.
Mon jugement ne découle que du samedi et du dimanche faute d’avoir été présente le vendredi. Mais quelles soirées ! Une incroyable apparition pour les hommes du public : trois déesses, trois nymphettes, bien faites, au simple nom de Pipettes. Collées aux années sixties, sortant du dvd remasterisé de Grease. John Travolta n’étant pas là on s’est contenté du résultat, des chansons dansantes, des voix motivantes, un show simplement claquant qui rebooste comme il faut pour entamer la soirée. Les douces et naïves compositions de Belle et Sebastian auraient pu nous renvoyer sous le polochon mais il faut bien admettre que cela demeure du bon son…La suite, on l’attendait tous, pas systématiquement avec la même position! Un groupe de Memphis (bluesmen, jazzmen et gospel réunis) nous offre une légère introduction à l’arrivée simple d’une femme d’allure « rock » . Bonjour discret et présentation de ses musiciens, puis elle s’approche doucement souriante et plaisante. Ses premières vocales donnent le ton, la voix raillée capte l’attention. Une heure durant voire plus, on en oublie le temps, elle captive, crispe, scotche littéralement. Ce petit bout de femme a charmé tout le monde, rock, sensuelle, tendre, généreuse, la liste est longue et ne suffira pas.
Merci à toi Cat Power pour ces minutes intenses d’émotion et ses moments d’abstraction.
Le dimanche n’en a pas été moins fort, une incroyable prestation des fameux « Franz Ferdinand » qu’on ne présente plus mais qui n’ont rien perdu, une plus artistique et moins musicale apparition de Katerine, arborant une peinture sur corps plus que réussie et pour le moins peu couvrant dans un pays breton…Et une surprise de taille, rapide mais succulente, essuyant la difficile tâche de passer derrière les écossais précédents…nous remercions malgré tout cette incroyable galopade lyrique et ces chevaux courageux qui malgré leur statut de yearlings (seulement deux ans d’âge) ont parcouru la prairie du Fort Saint Père avec autant de vertu. What a band of horses !
POP IS NOT DEAD…., et pour preuve !